C'était aux pays des CORONS par temps de NUIT ET BROUILLARD.
CHEZ LA MERE ANTOINE, deux amoureux buvaient LE BON VIN, en écoutant UN AIR DE BANJO.
LES GENS DU PAYS les appelaient LES AMANTS DE SAINT JEAN, car c'est là qu'ils s'étaient aimés.
Ils buvaient, SANS VERSER DE LARMES, a en avoir le TOURDION.
Car le PAUVRE MARTIN s'engageait dans la marine, pour aller dans CES PAYS LOINTAINS.
Il ferait LO GALERIAN sur les GALERO DE SEVILLA, ou le marin sur le POTEMKINE.
Il voulait entendre l'APPEL DU CONDOR sur les Andes et adorer le grand ATAHUALPA.
Il voulait partir A LA CONQUETE DU PARADIS et danser autour du feu dans la jungle, en chantant LE LION EST MORT CE SOIR.
QUAND LES LUMIERES s'éteignirent, MAGALI lui dit, JE NE L'OSE DIRE, mais C'EST MON COEUR MON COEUR SE RECOMMANDE A VOUS.
Pendant votre voyage, j'irai faire des BALLADES EN NOVEMBRE.
J'irai dans LES PETITS CAFES écouter LA BOITE A CHANSONS et quand j'entendrai les TROIS PETITES NOTES DE MUSIQUE de notre SERENADE, j'éprouverai LE DOUX CHAGRIN et je respirerai CES P'TITES FLEURS FANEES, les CLAVELITOS que vous m'avez données un jour au boer du RUISSEAU, en pêchant LA TRUITE sous LE CHATAIGNIER.
EN CE MOIS DE MAI, nous étions comme DEUX ENFANTS AU SOLEIL, écoutant rêveusement LE CRAPAUD FI FYE.
Mais déjà vous vouliez partir pour SYRACUSE et moi, j'étais votre PRISONIERA.
O! MA BELLE AURORE! Vous êtes pour moi COMME UN SOLEIL et je dis QUE C'EST BEAU LA VIE, mais QUE NOS PERES ETAIENT HEUREUX quand ils partaient accomplir LEUR QUETE, en chantant O BELLA CIAIO ; à la proue du bateau, ils partaient pour SAN FRANCISCO et jusqu'en Alaska pour écouter LA COMPLAINTE DU PHOQUE ! ETRE UNIS, c'est le bout du monde et SI MES VERS AVAIENT DES AILES, ils voleraient jusqu'à vous.
Quand je verrai LE ROSSIGNOL QUI VA T'EN France, je lui dirai GOOD NEWS ! dis lui que J'ENTENDS UNE CHANSON...OVER MY HEAD...et QUEJE REVIENS CHEZ NOUS !
Hélas ! PAUVRE MARTIN ! IL EST TROP TARD ! ON N'A PAS TOUS LES JOURS VINGT ANS !
N'écouterez vous pas quelque SIRENE TURQUE ? N'aimerez vous pas MALAIKA l'africaine, ou MELISSA, métisse d'Ibizza, à la peau COULEUR CAFE ? Ne danserez vous pas chez LES ACADIENS avec LA CANADIENNE aux jolis yeux doux ...
Ne suivrez vous pas quelque GYPSY LADY, en chantant O LASCO LASCO.
Moi ? Je n'ai que LES SABOTS D'HELENE et je FILE LA LAINE, je file les jours...
Mon amie, QU'IL EST BEL ET BON D'ETRE AIME mais me serez vous fidèle ? Ne suivrez vous pas un bon petit diable A LA CHASSE AU PAPILLON ? ou bien LES NOMADES, ou LES SALTIMBANQUES.
Comme LILY, QUAND IL EST MORT LE POETE ? IL FAUDRA LEUR DIRE que je reviendrai QUAND LES HOMMES S'AIMERONT D'AMOUR, en agitant UN CHIFFON ROUGE au son de la trompette d'AMSTRONG ?
Je mettrai LOS ESCLOPS et nous danserons LA POLKA DU ROI ; AUX MARCHES DU PALAI, nous chanterons le SE CANTO et LA COUPO SANTO, et QUE LA FETE CONTINUE toute la nuit !
Puis nous nous marirons à l'église, entre le SUPRECIER et LE TILLEUL, en donnant LA PART A DIEU.
Plus tard, NOUS PRENDRONS UN ENFANT PAR LA MAIN, nous lui chanterons des BERCEUSES RUSSES, LA BERCEUSE DE NOEL, et PARLA ME et je lui raconterai la ville de GUANTANAMERA.
Nous jouerons au CHAT ET LA SOURIS en suivant la charrette SWING LOW SWEET CHARIOT !
Nous serons heureux et nous dirons FREEDOM ! LIBERTE !
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